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Indicateurs environnementaux

La Chambre Syndicale des Eaux Minérales a participé à l’expérimentation nationale d’affichage environnemental initiée par le Ministère de l’Ecologie à la suite du Grenelle de l’Environnement et a développé un dispositif commun d’information environnementale qui porte sur les critères suivants :

– L’empreinte carbone

– L’empreinte eau

– La biodiversité

– Les ressources naturelles

Il s’agit de mettre en place des indicateurs de développement durable communs à plusieurs marques, chargés de mesurer très précisément les impacts environnementaux avec pour ambition de réduire l’impact environnemental de chaque produit.

L’objectif de cette démarche est de donner aux consommateurs une information simple, compréhensible et réelle sur les impacts environnementaux de la bouteille d’1,5 litres d’eau minérale naturelle. Un outil indispensable pour permettre à chacun de faire des choix de consommations éclairés en matière écologique. Trois grandes marques se sont engagées dans cette expérience qui fera sans doute référence : EVIAN, VITTEL et SAINT-AMAND.

L’impact environnemental de chaque bouteille d’eau minérale sera mesuré au travers de quatre indicateurs environnementaux :

 

1-  Empreinte carbone

Les entreprises ont établi une performance moyenne en matière de CO2 pour chacun des produits qui est de 14 g de CO2/100 ml (un français émet environ 20,24 kg de CO2/jour).

Recycler sa bouteille réduit d’environ 20 % son empreinte carbone

Le taux de collecte et de recyclage des bouteilles en PET est actuellement d’une bouteille sur deux. Afin de faire progresser le taux de collecte et de recyclage des bouteilles en PET, les minéraliers ont développé des actions de sensibilisation du consommateur au geste de tri avec l’apposition de consignes claires sur les étiquettes de leurs bouteilles.

Réduction du poids des emballages

Les bouteilles en PET (polyéthylène téréphtalate) sont 100 % recyclables. La bouteille d’1,5 litres PET a connu un allègement de 15 % entre 1997 et 2009[1]. La réduction du poids des emballages concerne également les films d’emballage dont l’épaisseur est réduite ou le poids du bouchon. La réduction de ces emballages permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

Développement des transports alternatifs au routier

Des efforts ont également été menés sur le transport routier avec le recours à des camions de plus en plus économes en énergie et qui transportent plus de bouteilles avec un taux de retour à vide très faible.

L’industrie des eaux minérales naturelles a développé depuis plusieurs années les modes de transport alternatifs comme le transport par train, ferroutage ou fluvial afin de réduire la part du transport routier. Actuellement, l’eau minérale naturelle est acheminée par ces modes de transport alternatifs à hauteur de 55 %.

Economies d’énergie sur les sites d’embouteillage

Diverses stratégies ont été mises en place dans les usines afin de réduire la consommation énergétique liée au processus industriel d’embouteillage : récupération de la chaleur, éclairage basse consommation, meilleure isolation des bâtiments…

 

2- Empreinte eau

Naturellement, le secteur des eaux minérales a tenu à élaborer un indicateur particulièrement innovant qui permette de prendre en compte l’empreinte d’eau globale de chaque bouteille d’eau minérale (extraction, emballage, transports, etc.). L’impact d’une bouteille d’1,5 litres d’eau minérale naturelle est estimé à 0,12 L par litre bu par le consommateur.

Les eaux minérales sont bien sur particulièrement attentives à la préservation des sources d’eaux minérales et sont engagées depuis de nombreuses années dans des programmes de protection des sources :

– Gestion quantitative : la quantité d’eau embouteillée ne doit pas excéder ce que la nature renouvelle jour après jour de façon à garantir la pérennité des sources pour les générations futures.

– Gestion qualitative : des politiques de protection sont menées dès l’infiltration de l’eau dans le sol en collaboration avec les acteurs locaux au travers de cahiers des charges, de conseils techniques et d’un accompagnement.[2]

 

3- Biodiversité

Les politiques de protection autour des impluviums ont comme conséquence de protéger la faune et la flore d’écosystèmes variés selon les sources (zones humides, prairies, forêts …), ce qui en a fait des sites riches en biodiversité. Des démarches volontaristes sont également menées par certaines entreprises afin de favoriser le développement de la biodiversité et sensibiliser les populations locales à cette richesse naturelle.

Au-delà de la protection de la ressource, la gestion écologique partenariale du territoire a généré un enrichissement de la biodiversité végétale et animale.

 

4- Les ressources naturelles

Objectif 100 % de recyclage

Les minéraliers ont développé des actions de sensibilisation du consommateur au geste de tri avec l’apposition de consignes claires sur les étiquettes de leurs bouteilles.

PET recyclé et bouteilles en plastique bio-sourcé

L’industrie des eaux minérales naturelles a développé de nouvelles bouteilles qui, selon les marques, intègrent une partie de plastique recyclé dans les emballages ou de la matière plastique d’origine végétale. Issue de résidus de la transformation de canne à sucre, en remplacement du pétrole, la production de plastique végétal ne nécessite pas l’utilisation de terres cultivables supplémentaires, n’engendre pas de déforestation et n’entre pas en compétition avec les cultures alimentaires.

Cette expérimentation sur quatre grands indicateurs environnementaux, permet d’informer objectivement le consommateur, sur les actions menées par le secteur pour réduire son impact environnemental sur chacun des critères.

 

Plus d’infos sur : https://eaumineralenaturelle.fr/environnement

[1] Source : Les emballages ménagers de dix marchés de grande consommation. 1997-2009. ADEME, CNE, Eco-Emballages.
[2] Pour plus de détails, voir la page préservation de la ressource.