Comment protéger la biodiversité de nos impluviums ?

Aujourd’hui plus que jamais la question de l’environnement est au cœur des préoccupations collectives. Depuis des décennies, les adhérents de la Maison des Eaux Minérales Naturelles s’inscrivent pleinement dans cette dynamique en poursuivant leur engagement pour la préservation des milieux naturels. A l’occasion de la journée mondiale de la biodiversité, retour sur les actions des minéraliers en faveur de la protection des écosystèmes. 

1/ Pureté de l’eau minérale naturelle et biodiversité, un cercle vertueux 

Le chemin dans les roches de l’eau minérale naturelle avant de faire surface peut être long, parfois millénaire. Du début à la fin, ce processus, qui caractérise l’eau minérale naturelle, doit être protégé. Cette protection est l’essence même du métier de minéralier. Le bassin d’alimentation doit être très surveillé pour éviter que des eaux polluées s’y infiltrent et altèrent dans le temps la qualité de l’eau. Comment ? En préservant les éco-systèmes variés sur les zones d’impluviums. Ces zones humides représentent le territoire à partir duquel les eaux vont s’infiltrer jusqu’à la nappe souterraine. Elles sont fragiles et riches en biodiversité, les protéger c’est préserver les espèces animales et végétales qui y cohabitent.  

 Respecter et entretenir la biodiversité, c’est un engagement à connaître le rythme de la nature et le comprendre. En protégeant la faune et la flore des différentes sources, les minéraliers engagent le territoire vers la limitation des intrants et de l’imperméabilisation des sols qui peuvent être induits par les activités humaines. C’est ainsi que l’action des minéraliers pour la préservation de la biodiversité participe au respect du cycle de l’eau et au bon renouvellement des nappes. 

L’effondrement de la biodiversité est un enjeu majeur de notre siècle, mis en avant par de nombreuses associations et observatoires, et aujourd’hui de nombreuses espèces en France sont menacées. Par la nature même de leur activité, les minéraliers s’inscrivent, aux côtés de plans stratégiques nationaux, dans une démarche de lutte contre cet effondrement. C’est ainsi que l’on compte en France de nombreux parcs nationaux et réserves naturelles sur les sites d’impluviums, endroits privilégiés pour la protection des espèces. 

2/ Mesurer, s’engager, impulser

  • Mieux comprendre l’environnement pour mieux le protéger 

Pour préserver la biodiversité des impluviums, la première étape clé consiste à développer la connaissance de la faune et de la flore présentes afin de pouvoir construire des plans d’action efficaces face aux enjeux des écosystèmes locaux. Il s’agit donc de mener de manière régulière des inventaires et diagnostiques sur les espèces végétales et animales spécifiques à chaque impluvium. A titre d’exemple, pourront être réalisés une typologie des arbres remarquables, une cartographie des différents habitats animaux, un recensement des oiseaux…  59 inventaires & études menées depuis 20151. Ces études ont vocation à perdurer dans le temps, pour suivre l’évolution de certaines espèces déterminantes qui deviennent alors des indicateurs sur la régulation de l’écosystème, et permettent à l’ensemble des acteurs de surveiller le bon maintien d’un milieu favorable aux espèces présentes.  

  • Engager des initiatives concrètes de préservation 

Sur la base des données récoltées et des connaissances développées autour de la biodiversité locale, les minéraliers développent des plans d’actions afin de protéger au mieux les services éco-systémiques rendus par la nature sur les zones d’impluvium. Ces actions prennent différents visages : il s’agit par exemple, de restaurer des haies vives, des vergers ou de reboiser certains terrains qui vont alors devenir de véritables abris pour certaines espèces d’oiseaux ou de mammifères. Depuis les années 90, plus de 25 000 arbres ont été plantés par les minéraliers sur les impluviums2.  Par ailleurs, certaines espèces peuvent devenir de véritables menaces pour ces réserves naturelles : c’est le cas des espèces exotiques envahissantes.  Il s’agit d’espèces qui ont été introduites par l’Homme en dehors de leurs aires de répartition naturelle, volontairement ou fortuitement, et qui aujourd’hui menacent l’équilibre des écosystèmes. Afin de lutter contre la propagation de telles espèces, les minéraliers mettent en place des solutions avec les acteurs locaux comme par exemple, l’éco-pâturage qui consiste à faire paitre les animaux sur les espaces verts nuisibles. 

  • Associer les acteurs locaux 

Avoir une bonne connaissance du milieu permet de partager le savoir avec les communautés locales : ateliers pédagogiques, partage des ressources avec les mairies et les acteurs privés …Ce qui entraîne des décisions collectives favorables à la préservation de ces milieux : soutien aux activités locales non polluantes, création de chemins balisés, sensibilisation des structures d’accueil touristiques de proximité et sensibilisation des visiteurs.  En développant des programmes spécifiques et en soutenant les agriculteurs, les minéraliers s’engagent aux cotés des collectivités locales pour transformer les activités et se diriger vers une agriculture qui limite les intrants (produits phytosanitaires, engrais, effluents d’élevage…).  Ce travail est un travail de terrain quotidien qui engage un dialogue constant avec les différentes parties prenantes. 

[1] [2] Étude Deloitte « Maison des eaux minérales – Global Footprint Analysis : analyse des actions biodiversité des minéraliers » – mai 2021

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