Dans un contexte où les consommateurs sont de plus en plus vigilants sur leur exposition aux résidus de polluants agricoles ou industriels, une étude menée par l’équipe mixte de recherche EPOC du NCRS et de l’université de Bordeaux confirme la qualité des eaux minérales naturelles et des eaux de sources en bouteille.

Cette étude a été réalisée sur 40 marques d’eaux en bouteille vendues en France, représentant 70% du marché en volume. La recherche qui a duré plusieurs mois a porté sur 330 molécules issues de résidus polluants agricoles, industriels ou pharmaceutiques. Les travaux ont été menés par l’équipe LPTC de l’unité mixte de recherche EPOC du CNRS et de l’université de Bordeaux. Cette équipe a été choisie car le laboratoire est l’un des rares au monde à être en capacité d’évaluer les traces de pollution au nano-gramme près (1). Il est donc en mesure de quantifier des traces 10 à 100 fois inférieures à celles décelées lors des protocoles habituellement utilisés.

Les résultats démontrent la très grande qualité de ces eaux protégées par leur situation géographique exceptionnelle ainsi que par les mesures de protection environnementale mises en œuvre par les embouteilleurs.

4-bonnes-raisons-de-boire-de-l-eau-en-bouteille

Les eaux en bouteille polluées par des phtalates ?

Les résultats de l’étude démentent formellement les rumeurs qui circulent sur Internet faisant état de la présence de phtalates dans les bouteilles d’eau. Les phtalates sont généralement utilisés comme plastifiants notamment pour le PVC pour le rendre plus souple. Aucune trace de phtalates n’a été retrouvée dans les eaux en bouteille analysées. L’absence de phtalates confirme que les ressources sont préservées et que la bouteille ne contient pas ce composé. L’explication est d’ailleurs assez simple, les bouteilles d’eau ne sont pas en PVC mais en PET, un matériau qui ne contient pas de phtalate.

Et par les médicaments ?

Même inquiétude légitime concernant les résidus pharmaceutiques de plus en plus présents dans notre environnement. Les analyses ont porté sur des molécules correspondant à 172 types de médicaments et onze hormones les plus présents dans notre environnement. Elles ont été réalisées à l’échelle de la nano trace soit à un niveau de détection bien supérieur aux études habituelles. Aucune trace de médicaments ou d’hormones n’a été détectée.

Présence de pesticides ?

Les eaux en bouteille sont toutes conformes à la réglementation. Dans 78% des eaux testées, il n’y avait aucune trace de pesticides. Dans celles où des nano traces ont été détectées, elles sont dix fois inférieures à celles observées dans les eaux superficielles et 200 fois inférieures au seuil maximum admis par la réglementation pour les produits alimentaires y compris les produits bio en France.

Les ressources en eau profonde sont bien préservées. En France, les eaux en bouteille sont puisées dans des gisements souterrains protégés. Des programmes de préservation ont également été mis en place avec des agriculteurs depuis de nombreuses années pour les inciter à se convertir à l’agriculture raisonnée autour des zones aquifères. Autant d’atouts qui permettent aux eaux minérales naturelles et aux eaux de sources, d’être largement épargnées par la pollution.